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Humanitarian Techno Pole - 2010/2011 | |
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| SOMMAIRE | ||
| POURQUOI INTERNET EN AFRIQUE ? UN POTENTIEL DE CONSOMMATION EN PLEINE EXPLOSION LA VISION HUMANISTE DES ACTEURS LOCAUX EST DÉTERMINANTE. TRANCHES DE VIE : TIC ET BIDONVILLE UN INVESTISSEMENT POUR L’AVENIR : LANCEMENT DU CABLE « ACE » L’EXPLOSION DE LA TÉLÉPHONIE MOBILE INTERNET : ÉTAT DES LIEUX LES LIMITES DE L’ORDINATEUR PERSONNEL SYNTHÈSE ET ORIENTATION POUR RÉDUIRE LA FRACTURE NUMÉRIQUE RISQUES DE L’ÉMERGENCE DE CE MODÈLE NUMÉRIQUE ATTENTION, « TOUBAB DENEW NIT !!! » CONCLUSIONS |
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Copyright 2010/2011 Humanitarian Techno Pole |
| POURQUOI INTERNET EN AFRIQUE ? | SOMMAIRE |
L’ONU vient d’ouvrir ce 21 septembre 2010, son sommet sur les objectifs du millénaire pour réduire la pauvreté dans le monde. Considérant ces chiffres pour l’Afrique subsaharienne, le pourcentage de personne vivant sous le seuil d’extrême pauvreté (<1.25$ par jour), a diminué pour passer de 58% en 1990 à 51% en 2005. Les projections sont optimistes, puisque ce pourcentage devrait tomber sous la barre des 30% à l’horizon 2015. Cependant, si l’on pondère ces chiffres avec l’accroissement démographique des pays, on se rend compte que le nombre absolu de personne vivant avec moins de 1.25$ ne cesse d’augmenter. On comptait 296 millions d’habitants sous le seuil de pauvreté en 1990 et les projections les plus favorables annoncent 366 millions (+25%) à l’horizon 2015… Évolution du taux de l’extrême pauvreté dans le monde. Dans ce contexte, la question se pose : « Pourquoi développer internet en Afrique alors que les gens n’ont pas de quoi se nourrir ? ». Jusqu’au début des années 2000, les économies de l’Afrique subsaharienne ont stagné quand elles ne se dégradaient pas. La pauvreté ne reculait pas, l’espérance de vie n’augmentait pas et trop de pays agonisaient dans des guerres et des génocides sanglants. La fracture numérique s’est révélée dans ce contexte. En 2002, les 400000 Luxembourgeois disposaient d’une capacité de connexion au Net supérieure à celle des 760 millions d’Africains (Union Internationale des Télécommunications - rapport 2002). Depuis ces dix dernières années la situation s’est inversée. Globalement les armes se sont tues, et progressivement, il ne s’est plus agit que de nourrir et de soigner au jour le jour mais de reconstruire, de réhabiliter, d’équiper afin de créer ou recréer les conditions du développement économique. |
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| UN POTENTIEL DE CONSOMMATION EN PLEINE EXPLOSION | SOMMAIRE |
L’Afrique francophone signifie tous les états d'Afrique ayant la langue française en partage.
UNE POPULATION EN FORTE CROISSANCE, En 2007, la population mondiale est estimée à 6,7 milliards d’habitants. Derrière l’Asie (60 % de la population mondiale), l’Afrique est depuis 2000 le deuxième continent le plus peuplé de la planète avec 14 %, suivi de près par l’Europe (11 %), l’Amérique latine dont les Caraïbes (9 %), l’Amérique du Nord (5 %) et loin derrière l’Océanie (1 %) (cf. carte 1).
TOUT PARTICULIÈREMENT EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE UNE POPULATION DE PLUS EN PLUS URBAINE, ET DE PLUS EN PLUS JEUNE,
Aujourd’hui, 60 % des Africains de l’Ouest ont moins de 25 ans et 70 % moins de 30 ans. Cette jeunesse en devenir est au centre de toutes les préoccupations. Une population, en pleine croissance économique et démographique, de plus en plus urbaine et de plus en plus jeune, représente un potentiel immense de consommation. L’attrait de ces nouveaux marchés à conquérir explique l’affluence des investisseurs et dans ce contexte, le marché des TIC véhicule les perspectives les plus rentables. |
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| LA VISION HUMANISTE DES ACTEURS LOCAUX EST DÉTERMINANTE | SOMMAIRE |
Le développement d’internet ne suit pas uniquement des visées mercantiles. Il est réconfortant de mesurer l'ambition et la motivation de certains acteurs civils pour l'ouverture et le développement de l’internet. La résistance au changement à laquelle on se confronte souvent dans nos pays industrialisé, reste très marginale, voire inexistante. Le vide peut être si conséquent dans certaines régions enclavées, que toute nouvelle initiative est considérée avec curiosité et intérêt. L'arrivé d'internet et l'ouverture bilatérale vers des mondes nouveaux sont plébiscités par le plus grand nombre, bien conscient des avantages et des progrès que cela peut apporter, sans pour autant, véritablement en mesurer les conséquences. Pour exemple, ce témoignage de Nouha Cissé proviseur du lycée Djignabo de Ziguinchor, lors de l’ouverture du site internet du lycée, l’un des plus grands du Sénégal avec plus de 5000 élèves : une ville dans la ville. « Par la magie du net, notre établissement s'ouvre à l'ensemble du Sénégal, à l'Afrique et au reste du monde. Djignabo ambitionne de faire de ce site un carrefour, un cadre de partage qui offre l'opportunité de "regards croisés", pour élargir l'horizon culturel des segments de la communauté éducative de l'établissement. Mais aussi se faire connaitre plus et mieux, exigence d'un monde devenu un village planétaire où l'interdépendance dans la diversité doit et peut enrichir plus qu'elle ne divise. Que chacune et chacun trouve ici l'expression de la disponibilité et de l'engagement du Lycée Djignabo à contribuer à pousser loin les frontières de la xénophobie, de l'obscurantisme, de l'ignorance pour cultiver la solidarité entre les hommes, tous les hommes. » Bien loin des considérations d’ordre économique, cette vision humaniste est axée vers l’échange et le partage. Il est à espérer qu’un mixte intelligent pourra se mettre en place, entre des opérateurs à la recherche de bénéfices et une population dont l’énorme besoin en communication est en train d’exploser. |
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| TRANCHES DE VIE : TIC ET BIDONVILLE | SOMMAIRE |
Il est 10H30 du matin, nous sommes sur la terrasse qui surplombe l’anarchie de cette périphérie de Dakar. La chaleur commence à frapper les visages. Le béton a pris le dessus sur les dernières baraques en bois, qui s’écroulent maintenant et disparaissent. La pluie de l’hivernage s’annonce abondante. Elle a commencé de nettoyer les toits les plus pentus et rejeté les innombrables immondices en contre bas. On trie ce qui peut l’être pour éviter que des objets dangereux ne blessent les passants. Les maçons s’affairent dans une course effrénée pour empiler les parpaings avant que la vraie pluie n’arrive. Le bidonville croit en hauteur. Tout en bas, les ruelles déjà trop étroites se referment sur le ciel et peu à peu les tunnels de cette jungle urbaine disparaissent. Les habitants subsistent avec le strict minimum. La nourriture est essentiellement à base de poissons et de riz. Le plat quotidien n’est servi qu’une fois par jour à l’heure du déjeuner. On le partage entre les occupants de l’étage en essayant de ne pas oublier de laisser une part aux femmes qui l’on préparé et qui attendent en bas. Il est clair que les pré-requis alimentaires et économiques ne sont pas en place et que le numérique parait bien loin. Pourtant… Tout le monde veut un téléphone mobile et nombreux sont ceux qui en possède un. Ibou, lui, s’est procuré le dernier IPhone chinois. Certes, il ne permet pas de se connecter à Internet mais peut être utilisé comme un simple mobile. Même quand Ibou n’a pas les 1000 FCFA (1.5€) pour recharger sa carte téléphonique, son IPhone reste branché en permanence sur l’unique prise électrique de la pièce, au cas où … L’écran de l’ordinateur portable est fracassé, mais comme beaucoup de chose ici, il fonctionne encore. Il faut jongler avec la souris pour n’utiliser que les 10% de l’écran où le clic est encore possible en évitant les zones où le choc a dessiné l’esquisse d’un dauphin bondissant. Cherou l’installe et déclenche une série de musique en MP3 de Bob Marley. Le manque de moyens libère des potentiels de créations et d’innovation toujours insoupçonnés. Modou a eu l’idée de se substituer à la Sonatel, provider internet local ainsi qu’à Canal+, pour distribuer dans le village l’accès à internet et aux programmes de la TV cryptée. Beaucoup de câbles, un amplificateur de signal tous les 100m et quelques mois plus tard : les clients officieux se comptent par centaines. Les câbles suivent des méandres inextricables parmi les ruelles étroites que mêmes les pompiers et les autorités se refusent à emprunter. Les clients bénéficient de l’internet ADSL ainsi que des programmes Canal+ décryptés pour 2000 FCFA (3€) par mois, tarif très inférieur à celui des distributeurs agréés. L’échelle des besoins que nous avons gravie marche à marche dans nos pays développés a peu de résonnance ici. De longues étapes ont été écartées mais la consommation est là. Les opérateurs et les investisseurs l’ont bien compris. |
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| UN INVESTISSEMENT POUR L’AVENIR : LANCEMENT DU CABLE « ACE » | SOMMAIRE | ||||||
“SAT-3/WASC”, c’est à dire “South Atlantic 3/West Africa Submarine Cable” est un câble sous-marin de fibre optique qui relie le sud de l’Europe à l’Afrique du Sud avec des connexions à plusieurs pays d’Afrique de l’ouest Francophone. SAT-3 a été mis-en œuvre grâce à un consortium d’opérateurs qui compte 36 actionnaires dont France Télécom à hauteur de 12.08%. Depuis 2001, il est l’unique la connexion de l’Afrique de l’ouest au reste du monde. Cartographie des câbles sous-marins : mise en évidence de SAT-3 (en blanc). (Plus d’information sur les câbles sous-marins voir : http://www.cablemap.info/) Début 2012, ACE (Africa Coast to Europe) reliera l'Afrique à l'Europe, offrant un débit en bande passante 1500 fois supérieur à SAT-3 qui continuera de fonctionner en parallèle. Ce nouveau câble en fibre optique, longeant toute l'Afrique de l'ouest sur plus de 17 000 km, desservira vingt-trois pays, dont la Mauritanie, la Guinée, la Côte d'Ivoire, le Gabon, la RDC, l'Angola. Le Mali et le Niger, qui ne disposent pas d'un accès à la mer, seront connectés via un câble terrestre. ![]() Cartographie des câbles sous-marins : mise en évidence de « ACE » (en blanc). La construction du câble ACE représente pour les opérateurs un investissement d'environ 700 millions de dollars (soit 587 millions d'euros), dont 250 millions à la charge de France Télécom.
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| L’EXPLOSION DE LA TÉLÉPHONIE MOBILE | SOMMAIRE |
L’élément le plus frappant en ce qui concerne l’évolution des TIC en Afrique au cours de la dernière décennie est la croissance, forte et soutenue, du nombre d’abonnements à la téléphonie cellulaire mobile et la spectaculaire progression du taux de pénétration (Graphique 1.1). Plus d’information : Union Internationales de Télécoms / ONU
Entre 2003 et 2008, les taux de croissance annuels pour l’Internet et pour la téléphonie mobile en Afrique ont été pratiquement deux fois plus élevés que ceux enregistrés dans le monde. |
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| INTERNET : ÉTAT DES LIEUX | SOMMAIRE |
Le nombre de lignes fixes installées chez les particuliers qui n’a quasiment pas augmenté en dix ans (graph 1.4). Cette limite freine le déploiement de l’accès internet via des lignes ADSL fixes. De fait, le nombre d’internaute n’a pas augmenté dans les mêmes proportions que celui des utilisateurs de mobiles. En 2000, on comptait 3 millions d’internautes en Afrique subsaharienne. Représentation anamorphique du nombre d’utilisateur d’Internet dans le monde en 2002 : http://www.worldmapper.org/display.php?selected=336 Dans la majorité des pays d’Afrique, moins de 5% de la population utilisent l’Internet. La valeur du panier de prix des TIC en 2008 correspond à 41% du RNB moyen par habitant. La valeur de ce même panier pour le reste du monde est de 15% du RNB par habitant. Aussi, le particulier s’équipe rarement et l’utilisation d’Internet se fait principalement dans les cybercafés. |
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| LES LIMITES DE L’ORDINATEUR PERSONNEL | SOMMAIRE |
Nos habitudes de consommations en matière de nouvelles technologies ne sont pas applicables pour l’Afrique. En fonction de notre budget, nous suivons plus ou moins rapidement les innovations des constructeurs et des éditeurs. Les outils sont de plus en plus ergonomiques, toujours plus performants et les conditions d’utilisation de plus en plus confortables. Par contre, leur durée de vie est de plus en plus courte et nos équipements se transforment en produits de plus en plus jetables. Tout cela s’intègre dans une infrastructure stable et un climat tempéré. Difficile d’imaginer ce que peut représenter l’utilisation d’un ordinateur en Afrique subsaharienne. Là-bas, l’objectif n’est pas de suivre les évolutions technologiques mais de lutter pour conserver son matériel plus longtemps possible dans des conditions d’utilisation maximales. La période d’hivernage est totalement dévastatrice. Lors des violents orages, les décharges électromagnétiques qui se propagent dans les câbles réseaux et le degré d’humidité proche de 95% ont en général raison de tout matériel qui n’est pas totalement protégé et entretenu. Quant à période sèche, la chaleur qui se mêle souvent à la poussière et au sable se révèle tout aussi dévastatrice. Même dans des conditions d’utilisation sophistiquées, c'est-à-dire avec un onduleur et une salle climatisée, les variations du réseau électrique, ses coupures et les retours incontrôlés de courant mettent à mal le matériel le mieux entretenu. La durée de vie du matériel est souvent à diviser par 6 par rapport à nos conditions d’utilisation. Ainsi, l’accessibilité à internet, la mise à disposition de matériel informatique ne suffisent pas à régler la problématique de la fracture numérique. La refonte en amont des systèmes électriques et leur sécurisation sont un pré requis absolu. La construction de salles adaptées climatisées et sécurisées est tout aussi indispensable. La consommation énergétique d’un tel dispositif est à considérer avec attention ainsi que les compétences nécessaires à son entretien. Il faut donc considérer le coût global d’un tel dispositif dans des conditions d’utilisation pérennes. Cet investissement est majoritairement réservé aux entreprises et aux administrations. Rarement accessible au particulier, les ordinateurs de bureau sont utilisés dans des structures collectives de type cyber qui fonctionnent sur un mode plus ou moins dégradé. |
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| SYNTHÈSE & ORIENTATION POUR RÉDUIRE LA FRACTURE NUMÉRIQUE | SOMMAIRE |
Même si l’Afrique se positionne comme l’une des régions les plus dynamiques en termes de croissance des TIC, les chiffres absolus ainsi que les taux de pénétration restent bas et l’Afrique reste largement distancée par les autres pays du monde. La fracture numérique entre l’Afrique et le reste du monde est beaucoup plus marquée que les écarts observés entre les différents pays d’Afrique. (Cf. Graphique 3.1 : magnitude de la fracture numérique) La téléphonie mobile est promise à un bel avenir et le réseau hertzien devrait continuer d’évoluer en conséquence. Les outils existent mais leur coût actuel représente un l’obstacle majeur. En outre, il faut une véritable volonté politique des gouvernements pour favoriser le large bande hertzien (modèle 3G) en attribuant les fréquences de façon efficace et en libéralisant les systèmes d’octroi de licences. Des organes de contrôle adaptés devront superviser cette mutation des systèmes de communication. |
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| RISQUES DE L’ÉMERGENCE DE CE MODÈLE NUMÉRIQUE | SOMMAIRE |
Les tablettes Internet mobiles (IPod, etc…) sont des outils de consultation et d’échange multi média. De par leur taille, elles favorisent un mode de communication rapide et ciblé. Ce mode de transaction s’adresse avant tout au « consommateur » et va dans le sens de l’explosion des réseaux sociaux et collaboratifs sur le modèle du twitt. Les sites internet sont réécrits et segmentés pour proposer des applications adaptées à ce média. S’appuyant sur l’explosion de la téléphonie mobile, ce modèle d’utilisation d’Internet semble très adapté au contexte africain. Ce type d’accès à l’information pourrait permettre de grandes avancées sur des thèmes essentiels : Promouvoir l’accès au savoir et à l’éducation : Consultation de manuels scolaires, d’exercices, échanges entre les communautés éducatives, … (Interviews vidéo de professeurs du lycée Djignabo de Ziguinchor : « apports des NTIC pour l’éducation »). Prévenir sur les thèmes vitaux de l’hygiène et de la santé : Information sur l’hygiène, les traitements, suivi des programme sanitaires, signalement des urgences… ![]() Ana morphisme du taux de prévalence du HIV dans le monde en 2004. (Source : http://www.worldmapper.org/display.php?selected=227) Développer la bonne gouvernance : La rapidité d’internet et la puissance d’information et de recoupement sont des facteurs permettant à toute société de disposer de plus de transparence. Censure et contrôle de l’information sont plus difficiles à mettre en place et toute opposition se voit disposer d’un média d’expression naturelle. De leur origine téléphonique, les tablettes conservent un aspect « ludique et pratique» et ne peuvent être considérées comme un outil de travail au sens propre. Elles ne sont pas adaptées aux « producteurs » de contenus et aux « créateurs » numériques et dans nos sociétés, elles sont un outil complémentaire aux ordinateurs. |
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| ATTENTION, « TOUBAB DENEW NIT !!! » | SOMMAIRE |
« Toubab denew nit » en wolof, c’est-à-dire « le blanc n’est pas humain » reste l’expression positive consacrée pour représenter notre ingéniosité, notre savoir-faire et notre développement, mais également notre non humanité. De même la problématique de réduction de la fracture numérique met en avant deux visions antagonistes et pourtant complémentaires : La vision économique des investisseurs et des opérateurs télécoms dont les projets développent les infrastructures, même si leurs objectifs sont essentiellement financiers. La vision humaniste des acteurs civils, au fait des problématiques endémiques du continent, convaincus qu’Internet peut apporter de nouvelles solutions mais disposant de peu de moyens pour les mettre en œuvre. Si l’évolution de la téléphonie mobile peut se dispenser de la construction ou modernisation des infrastructures classiques (électricité, lignes fixes), ces supports sont encore incontournables pour les installations d’ordinateur de travail. Cette dépendance est par exemple très problématique pour les structures éducatives, tout particulièrement dans des zones isolées. Ainsi, des intentions humanistes restent aujourd’hui indispensables pour permettre aux jeunes générations d’accéder à tout le potentiel d’internet et à terme, pour préserver la diversité culturelle. |
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| CONCLUSIONS | SOMMAIRE |
| En termes de développement et de réduction de la fracture numérique, notre modèle de pays industrialisés ne s’applique pas pour l’Afrique. Notre parcours ne peut fonctionner à l’identique dans des conditions si différentes. L’internet de demain se fera vraisemblablement via les mobiles et les tablettes de 3ème génération avec des réseaux hertziens. Les sites internet qui seront créés intègreront directement les technologies pour les applications mobiles tels l’IPhone, l’IPad, le BlackBerry et autres mobiles fonctionnant sous licences Android… Certains pays n’ont pas encore pris les mesures requises pour mettre en place un régulateur indépendant, permettre au secteur privé d’investir et introduire une libre concurrence. En complément nécessaire, les structures collectives de travail devront progresser. L’enjeu ici n’est pas tant de disposer d’internet pour toucher de nouveau « consommateur » mais de se donner les moyens de former des « producteurs » de contenus, des « créateurs » numériques afin que le continent puisse produire et diffuser sa propre perception de ce monde. |
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| SOURCES | SOMMAIRE |
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