
Association Humanitaire internationale de développement
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Le 9 novembre 2003 lettre d'information Humanitarian Techno Pole numéro 2
Pourquoi Internet en Afrique ?
Nous sommes souvent
confrontés à la question : « Pourquoi développer internet
en Afrique alors que les gens meurent de faim ? » … Quelle réponse
apporter ?
Effectivement, la situation globale du continent
africain s’est encore dégradée ces dernières années. La croissance s’est
ralentie (2001 : 3,5%, 2002 : 2,8%) influencée par une conjoncture
internationale fragile et une aggravation des conditions économiques
intérieures. La pauvreté n’a pas reculé,
l’espérance de vie n’a pas augmenté. Le Programme Alimentaire Mondial (PAM)
distribue chaque année des millions de tonnes de farine. De 1963 à 2001, le
World Food Program a fourni
l’équivalent de 12,5 billions de $ de nourriture en Afrique Sub-saharienne.
Les famines sont une réalité douloureuse mais il
n’existe pas de famine spontanée, toujours elles sont instrumentalisées pour
servir un conflit, un clan, une ethnie. L’humanitaire d’urgence intervient dans
ce contexte pour apporter une aide vitale aux populations exposées.
Quand les armes se sont tues, la problématique
change. Il ne s’agit plus uniquement de nourrir et de soigner au jour le jour
mais de reconstruire, de réhabiliter, d’équiper. Puis viennent les actions
dites de développement durable pour créer /recréer les conditions d’un
développement économique local. L’action
s’inscrit dans le temps. Les objectifs sont appropriation des actions par
les acteurs locaux et autonomie à terme des projets.
L’humanitaire de développement est le complément
indispensable de l’humanitaire d’urgence.
Quand on parle d’Afrique, on désigne en fait une
mosaïque complexe de pays où coexistent des situations géographiques,
économiques et politiques très hétérogènes. Les 55 pays africains comprennent
les Dix Principales Economies Africaines* (DPEA), que l’on ne peut assimiler aux 39 Pays les
Moins Avancés*, sachant qu’il existe aussi de grandes disparités parmi ces
derniers.
Une détermination forte d’union et de prise en
charge autonome du développement existe cependant. Le NEPAD (New Partnership for Africa’s Development)
constitue un engagement des dirigeants africains pour diminuer la pauvreté
et placer leur pays sur une trajectoire de croissance et de développement
durable. Cet engagement inclue des mesures pour l’instauration durable
de la paix, de la sécurité, de la démocratie et de la bonne gouvernance.
Le Sénégal en tant que l’un des 4 pays qui
supervise le NEPAD, est particulièrement
engagé dans cette voie. Le parcours est difficile, les disparités à l’intérieur
même du pays sont prodigieuses. Moins de cent kilomètres séparent la ville
moderne de Dakar des régions agricoles où l’habitat est resté la case
traditionnelle et où les terres sont cultivées avec bœufs et charrue.
Le Sénégal continue d’avoir besoin de l’aide
alimentaire en 2003 : environ 55.000 tonnes pour 580.000 personnes
touchées par la sécheresse et la chute des productions céréalières, 3.800
tonnes pour 124 000 personnes affectées par le conflit en Basse Casamance.
Pourtant
le Sénégal assure la coordination des nouvelles technologies de l'information
et de la communication dans le NEPAD. Le pays est engagé dans un programme
technologique d’envergure, spécialement en ce qui concerne le développement
d’Internet.
Pourquoi
Internet ? Parce que c’est le
vecteur incontournable du développement, parce qu’il permet de combler à
moindre coût les carences énormes en terme d’accès au savoir, d’éducation, de
prévention sur les thèmes vitaux de l’hygiène et de la santé. Parce qu’Internet est une fenêtre ouverte sur
le monde.
*Dix Principales Economies
Africaines (DPEA) en 2002 : Afrique du Sud, Algérie, Egypte, Kenya,
Libye, Maroc, Nigéria, Soudan, Tunisie, …Cote d’Ivoire.
*34 des 49 Pays les Moins Avancés (PMA) répertoriés
par l’ONU sont des pays africains :Angola, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cap
Vert, République centrafricaine, Comores, République démocratique du Congo,
Djibouti, Ethiopie, Erythrée, Gambie, Guinée, Guinée Bissau, Guinée
Equatoriale, Lesotho, Liberia, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritanie,
Mozambique, Niger, Ouganda, Rwanda, Sao Tomé et Principe, Sénégal, Sierra-Leone, Somalie, Soudan, Tanzanie, Tchad, Togo et
Zambie
Pour en savoir plus…
Site du World Food
Program : www.wfp.org
Site du NEPAD : www.nepad.org
Depuis la dernière lettre d’information.
Dossiers de demandes de subvention soumis à 14 bailleurs publics et privés.
- 2 réponses positives pour un montant total de 2.200 euros
-
8 dossiers en attente de décision.
-
1 report sur 2004
-
3 réponses négatives, motifs :
§
Projet hors périmètre d’intervention
§
Plus de subvention pour le Sénégal, même pour la Casamance
§
Association trop jeune… moins d’un an à la date de dépôt du dossier
Le détail des bailleurs sollicités est disponible pour les adhérents sur le site de l’association.
Prévu ce mois-ci.
Soumission 5 dossiers de subvention supplémentaires.
Relance des dossier en cours.
Finalisation des donations de matériel.
Participation aux « rencontres pour la paix et la solidarité » organisées par le Conseil Régional du Val de Marne.
En projet : expo photo :« Ziguinchor, plutôt la vie… »
Prochaine lettre d’information le 9 décembre 2003.