Association Humanitaire internationale de développement

15, rue Carpeaux - 94210 Saint Maur Des Fossés.

 

Tel : +33 (0)148 833 426 / Portable : +33 (0)660 963 508

Site Internet : www.humtec.org - Email : humtec@humtec.org

Le 9 novembre 2003 lettre d'information Humanitarian Techno Pole numéro 2


Pourquoi Internet en Afrique ?

Nous sommes souvent confrontés à la question : « Pourquoi développer internet en Afrique alors que les gens meurent de faim ? » … Quelle réponse apporter ?

 

Effectivement, la situation globale du continent africain s’est encore dégradée ces dernières années. La croissance s’est ralentie (2001 : 3,5%, 2002 : 2,8%) influencée par une conjoncture internationale fragile et une aggravation des conditions économiques intérieures.  La pauvreté n’a pas reculé, l’espérance de vie n’a pas augmenté. Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) distribue chaque année des millions de tonnes de farine. De 1963 à 2001, le World Food Program a fourni l’équivalent de 12,5 billions de $ de nourriture en Afrique Sub-saharienne.

Les famines sont une réalité douloureuse mais il n’existe pas de famine spontanée, toujours elles sont instrumentalisées pour servir un conflit, un clan, une ethnie. L’humanitaire d’urgence intervient dans ce contexte pour apporter une aide vitale aux populations exposées.

Quand les armes se sont tues, la problématique change. Il ne s’agit plus uniquement de nourrir et de soigner au jour le jour mais de reconstruire, de réhabiliter, d’équiper. Puis viennent les actions dites de développement durable pour créer /recréer les conditions d’un développement économique local.  L’action s’inscrit dans le temps. Les objectifs sont appropriation des actions par les acteurs locaux et autonomie à terme des projets.

L’humanitaire de développement est le complément indispensable de l’humanitaire d’urgence.

 

Quand on parle d’Afrique, on désigne en fait une mosaïque complexe de pays où coexistent des situations géographiques, économiques et politiques très hétérogènes. Les 55 pays africains comprennent les Dix Principales Economies Africaines* (DPEA),  que l’on ne peut assimiler aux 39 Pays les Moins Avancés*, sachant qu’il existe aussi de grandes disparités parmi ces derniers.

Une détermination forte d’union et de prise en charge autonome du développement existe cependant. Le NEPAD (New Partnership for Africa’s Development) constitue un engagement des dirigeants africains pour diminuer la pauvreté et placer leur pays sur une trajectoire de croissance et de développement durable. Cet engagement inclue des mesures pour l’instauration durable de la paix, de la sécurité, de la démocratie et de la bonne gouvernance. 

Le Sénégal en tant que l’un des 4 pays qui supervise le NEPAD, est  particulièrement engagé dans cette voie. Le parcours est difficile, les disparités à l’intérieur même du pays sont prodigieuses. Moins de cent kilomètres séparent la ville moderne de Dakar des régions agricoles où l’habitat est resté la case traditionnelle et où les terres sont cultivées avec bœufs et charrue. 

Le Sénégal continue d’avoir besoin de l’aide alimentaire en 2003 : environ 55.000 tonnes pour 580.000 personnes touchées par la sécheresse et la chute des productions céréalières, 3.800 tonnes pour 124 000 personnes affectées par le conflit en Basse Casamance. 

Pourtant le Sénégal assure la coordination des nouvelles technologies de l'information et de la communication dans le NEPAD. Le pays est engagé dans un programme technologique d’envergure, spécialement en ce qui concerne le développement d’Internet.

 

 

Pourquoi Internet ?  Parce que c’est le vecteur incontournable du développement, parce qu’il permet de combler à moindre coût les carences énormes en terme d’accès au savoir, d’éducation, de prévention sur les thèmes vitaux de l’hygiène et de la santé.  Parce qu’Internet est une fenêtre ouverte sur le monde.

 

*Dix Principales Economies Africaines (DPEA) en 2002 : Afrique du Sud, Algérie, Egypte, Kenya, Libye, Maroc, Nigéria, Soudan, Tunisie, …Cote d’Ivoire.

 

*34 des 49 Pays les Moins Avancés (PMA) répertoriés par l’ONU sont des pays africains :Angola, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cap Vert, République centrafricaine, Comores, République démocratique du Congo, Djibouti, Ethiopie, Erythrée, Gambie, Guinée, Guinée Bissau, Guinée Equatoriale, Lesotho, Liberia, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritanie, Mozambique, Niger, Ouganda, Rwanda, Sao Tomé et Principe, Sénégal, Sierra-Leone, Somalie, Soudan, Tanzanie, Tchad, Togo et Zambie

 

Pour en savoir plus…

Site du World Food Program : www.wfp.org

Site du NEPAD : www.nepad.org


 

Depuis la dernière lettre d’information.

Dossiers de demandes de subvention soumis à 14 bailleurs publics et privés.

-          2 réponses positives pour un montant total de 2.200 euros

-         8 dossiers en attente de décision.

-         1 report sur 2004

-         3 réponses négatives,  motifs :

§         Projet hors périmètre d’intervention

§         Plus de subvention pour le Sénégal, même pour la Casamance

§         Association trop jeune… moins d’un an à la date de dépôt du dossier

 

Le détail des bailleurs sollicités est disponible pour les adhérents sur le site de l’association.

 

 


Prévu ce mois-ci.

Soumission 5 dossiers de subvention supplémentaires.

Relance des dossier en cours.

Finalisation des donations de matériel.

Participation aux « rencontres pour la paix et la solidarité » organisées par le Conseil Régional du Val de Marne.  

 

En projet : expo photo  Ziguinchor, plutôt la vie… »

 

 


Prochaine lettre d’information le 9 décembre 2003.